Au nord c’était les « babaches »

Je disais de Sonia Dubois pour sa première intervention dans mon blog, qu’elle allait lui donner : «… un petit côté parisien, ...




Je disais de Sonia Dubois pour sa première intervention dans mon blog, qu’elle allait lui donner : «… un petit côté parisien, non dénué d’humour (vous connaissez tous Sonia) ni d’humeur… ». Eh bien, c’était sans compter avec la double casquette de la dame, Parisienne certes, par son adresse et ses multiples activités professionnelles, mais profondément fille du Nord, dont elle nous donne une peinture beaucoup plus riche et diversifiée que les pochades auxquelles le cinéma nous a habitués…
Lisez plutôt.
 
Au nord c’était les « babaches »
P'tit Quinquin
Je suis née un dimanche matin, d’automne, au début des années soixante. En plein cœur des trente glorieuses ; tout allait bien, mon frère et moi représentions parfaitement les rejetons de ces Français moyens qui commençaient à être à l’aise… A l’aise avec leurs idées, leur avenir, leur volonté d’en finir avec une France un brin rance et qui se construisaient un futur libéré de beaucoup de contingences et de pensées « petites-bourgeoises ». Seigneur, je parle comme on le faisait dans les magazines de gauche de la même époque, quand ça faisait bien, le progrès. Bref, mon père était un grand champion international de hockey sur gazon – un peu snob – et maman belle comme une Italienne qui vient de mettre au monde, fière et épanouie, son deuxième bébé. Moi !
Je vous raconte tout ça dans le détail et je n’en ai pas fini, vous allez comprendre tout de suite, la suite…
J’ouvre mes grands yeux bleus comme des lacs suisses à Cambrai, Nord, le vrai, celui des : biloutes, babaches, quinquins*… Et pourtant je ne suis pas accueillie avec des « hein, chtiote là, ché un meub*», mais bien plutôt par des « elle est adorable, cette petite, bien grassouillette, ce sera plus pratique pour la câliner »… Dans la chambre de ma mère, c’est-à-dire dans notre famille et amis proches, pas de sans-dents, pas de gueule cassée par l’alcool, le chômage de très très longue durée, l’arrivée trop tardive des allocations familiales ou de l’assistante sociale, mais des hommes et des femmes droits, dignes, belles et beaux, grands, minces, toniques, blonds comme des champs de blés flamands, les yeux bleus empruntés aux reflets du turban de la Jeune Fille à la perle. Des gens qui sentent l’eau de Cologne derrière les oreilles, des femmes qui ont javélisé leur cuisine avant d’arriver à la maternité, parce qu’on ne quitte pas sa maison, dans le Nord, sans qu’elle soit irréprochable. Les hommes ont briqué leur 404 Peugeot. Dans le Nord tous brillent, tout le temps. On brique, on lave, on récure… C’est beau, le Nord, c’est fleuri, ça sent la lessive et le café. On aime se parler, se réunir, s’inviter et recommencer. Les péniches passent à la vitesse d’un escargot en pleine montée du mont Ventoux, dégoulinantes de pots de géraniums rouge écarlate. Les canaux sont bordés de hautes herbes d’où pointent les chapeaux des pêcheurs… On regorge de tout, usines, mines, et grandes entreprises… Nous sommes en 1963 et tout va bien. Merci.
Et puis nos corons de briques se fendillent, la fière allure des hommes portant beau se courbe. Les femmes se rident, se creusent et les enfants semblent – d’un coup – ressembler à des paysans soviétiques oubliés… Je laisse votre imagination leur dessiner un visage.
Nous sommes entre 1980 et 2000, les différentes crises économiques nous ont laminés. Nous ne sommes plus rien. Nous ne possédons plus rien. La force de travail d’un homme (cf. K. Marx, Le Manifeste) ne lui sert à rien, strictement à rien, quand il n’y a plus rien à foutre, qu’on nous a tout fermé : mines, usines, entreprises
Naît à ce moment-là, dans la tête d’un très jeune agrégé de philosophie, Bruno Dumont, de Lille, l’idée de montrer le désespoir, le nihilisme, le suicide social du plus grand département français, le Nord.

Là où maintenant toutes les gueules sont cassées, les enfants ravagés par la misère, les paysages dévastés par des usines fermées qui laissent à nos yeux l’impression de passer après une guerre…
On y parle un langage que l’on traduit à la télé, on se moque de nous. On nous montre. Et tout le monde nous regarde : La vie est un long fleuve tranquille = 6 millions de spectateurs,1986. Réalisation : Etienne Chatilliez.
Bienvenue chez les Ch’tis = 27 millions cumulés de spectateurs. Realisation : Dany Boon, sortie février 2008.
Pour les plus ironiques, il existe Strip-tease, cultissime à France 3 (émission franco-belge de Marco Lamensch et Véronique Frégosi)…
Et puis, last but not least : P’tit Quinquin de Bruno Dumont, qui émerveille. On le savait déjà. À chaque fois, son sérieux frise l'austérité divine : La Vie de Jésus, L'Humanité, Hors Satan... Mais Dumont s'amuse aussi. On ne le savait pas. Sa série télé imaginée pour Arte, P'tit Quinquin, est d'ores et déjà la plus grande poilade de l'année. Cet objet burlesque, sorte de Twin Peaks à la sauce Strip-tease, voit deux pieds nickelés de la gendarmerie tenter de comprendre comment des corps humains ont pu entrer dans le cul d'une vache. La série a déclenché l'hilarité à la Quinzaine des Réalisateurs, à Cannes, et au Festival de La Rochelle, avant de toucher sa cible initiale : le téléspectateur (diffusion les jeudis 18 et 25 septembre sur Arte, visible jusqu’à huit jours après la diffusion en replay). 

Mon cœur sombre dans un brouillard épais comme la soupe des vieux que chantait Jacques Brel Ma vie, quand je me retourne et scrute mon enfance, fait des grands « slurps » comme ceux des mêmes vieux de Brel, mangeant leur soupe sous le rigide tic-tac de leur pendule qui scande et commande leur vie. La pendule est devenue une bombe à retardement, pas si long que ça, le retardement.
Quand le Nord se réveillera, la France tremblera.
 Sonia Dubois.   
Traduction :
*Biloute, babache, quinquin = Idiot, imbécile, sot, analphabète, illettré...
« hein, chtiote là, ché un meub’*» = Eh bien franchement, très sincèrement, cette adorable petite fille a des joues et des cuisses à croquer.
P’tit Quinquin. Jeudi 25 septembre 2014.
ARTE. 20 heures 50. (En replay durant une semaine sur le site de la chaîne, avec les deux premiers épisodes diffusés le 18 septembre 2014).
 

Dans le Nord, on va à la Piscine… 
En 1922, porté par le mouvement hygiéniste, le maire de Roubaix, Jean-Baptiste Lebas, charge l'architecte Albert Baert de construire « la plus belle piscine de France ». Il faut dix ans de travaux pour mener à bien le projet et la piscine ouvre ses portes en 1932. C'est à la fois une piscine sportive, avec son bassin olympique de 50 mètres, et un établissement public de bains-douches. Le complexe est organisé autour d'un jardin, la roseraie, à l'image des abbayes cisterciennes. Le bâtiment principal renferme le bassin, éclairé de vitraux qui symbolisent le soleil levant et le soleil couchant. Il est encadré par des baignoires disposées sur deux étages, le long des façades sur jardin. Il comprend également un « réfectoire des nageurs », un salon de coiffure, de manucure et de pédicure, des bains de vapeur et une laverie industrielle.
Joel Meyerowitz. Immersion
La piscine restera en activité jusqu'en 1985, date à laquelle elle est fermée pour raisons de sécurité.
En 1990, le conseil municipal et la direction des Musées de France forment le projet de transformer le lieu désaffecté en musée. À la suite d'un appel à projet international, le chantier est confié à l'architecte Jean-Paul Philippon. Les travaux s'échelonnent de janvier 1998 à la fin de l'automne 2001 et l'inauguration du musée a lieu en octobre 20012. Dès la première année, le lieu accueille 200 000 visiteurs.
Et j’y vais, à la Piscine, et c’est sensationnel, toutes ces Lilloises et ces Flamandes, emmitouflées dès fin août dans leurs manteaux de vison, longs et tourbillonnants comme des stores vénitiens, leurs cheveux blond-rose façon Vivienne Westwood, et leurs triples rangées de perles fines qui roulent sur leurs fortes poitrines et un brin boudinées dans des cachemires sombres que surlignent de petits cols Claudine étrangleurs. C’est comme ça, les Flamandes, avec des yeux verts à demi fermés par des paupières en casquette façon Charlotte Rampling et des poignets et des chevilles tellement fins qu’on les dirait dessinés par Jacques Faizant. Des Castafiore du Nord, des rossignols non pas Milanais mais Gandois. Un monde…
Dès l’entrée du musée, après s’être réchauffé les mains en les tapant l’une contre l’autre durant une moyenne d’une demi-heure, notre première récompense c’est notre gaufre Meert du salon de thé, avec la boutique du musée détour obligatoire. La gaufre Meert mérite à elle seule un instant de recueillement, tout pareil à l’arrêt devant une œuvre, et notre regard perdu et éperdu quand on sait qu’elle va changer notre vision métaphysique de la vie, la mort. Oui, je n’ai pas peur de le dire, la gaufre Meert est un chef-d’œuvre. Absolu. La gaufre est cuite entre 2 fers à l’emblème de la maison Meert, détourée à l’emporte-pièce et garnie à la main, car oui, ces gaufres sont encore fabriquées de manière artisanale, comme au XIXe siècle.
Depuis 2004, la gaufre EphéMeert côtoie la gaufre traditionnelle à la vanille en proposant, le temps d’une saison, des parfums aussi délicats que surprenants : praliné et riz soufflé, pistache et griottes, cassis et violette, chocolat et orange… Compositions délicates et raffinées dont seules quelques personnes ont la recette.
Oui, bien, revenons à nos œuvres et expositions, tombons le vison car c’est long, une vraie visite de la Piscine.
Les collections du musée rassemblent celles du musée industriel de Roubaix et celles du musée municipal consacré au peintre d’origine roubaisienne Jean-Joseph Weerts.
Le musée industriel de Roubaix a été fondé en 1835 et reçoit un fonds beaux-arts en 1862. Il est resté installé de 1889 à 1940 dans les bâtiments de l’École nationale supérieure des arts et industries textiles (ENSAIT). De leur côté, les collections du musée municipal ont été présentées de 1924 à 1968 au rez-de-chaussée de l’hôtel de ville. Les deux collections ont été depuis ces dates stockées et largement oubliées. En 1990, la ville regroupe les collections à l'hôtel de ville et engage une vaste campagne de restauration de ces œuvres abandonnées pendant des décennies avant de les transférer une dizaine d'années plus tard dans le site de l'ancienne piscine art déco réhabilitée.
Plusieurs collections sont aujourd'hui présentées au public sur un espace d'environ 
7 000 m² :
Une collection de textiles comprenant des milliers d'échantillons de la production française de 1835 à 1940 et des pièces textiles allant de l'Antiquité (Égypte) à la création contemporaine, une collection de mode, une collection de céramique, un fonds ethnographique sur l'industrie textile et un fonds beaux-arts constitués d'œuvres des XIXe et XXe siècles.
"Divers" Joel Meyerowitz
Ce qui est le plus fascinant, dans un endroit qui nous apparaît très souvent, trop souvent (?) sec, c’est qu’à la Piscine on a les pieds dans l’eau au propre comme au figuré. Ce long bassin, fin comme une ligne, qui partage les côtés de la grande salle d’exposition du rez-de-chaussée, nous berce de son petit mais permanent clapotis, de ses reflets d’argent qui donnent aux sculptures et toiles des apparences – presque – fantomatiques. C’est totalement unique. D’un culot fou. Et pourtant d’une rigueur toute nordiste. Alors ça c’est bien de chez nous, les gars du nord, la curieuse aventure du culot dans le carcan rigide du classicisme, et si c’était dans cet oxymore que logeait le génie de l’architecture et de l’exposition nouvelle, comme on parle d’art nouveau.

Sonia Dubois.

Expositions à voir du 8 novembre 2014 au 8 février 2015
Camille Claudel (1864 - 1943) Au miroir d'un art nouveau 
Joel Meyerowitz. Immersion 
Kristin McKirdy.
La Piscine : entrée du Musée
23, rue de l’Espérance
59100 Roubaix
Train : Gare de Roubaix
Métro : Ligne 2, arrêts "Gare Jean Lebas" ou "Grand'Place"
Bus : Ligne 25 arrêt "musée art et industrie"
V'Lille : station 220 arrêt "musée art et industrie". 





NanaS…
Les Nanas de Niki
Elles ne sont ni obèses, ni massives, informes, rigides, ce ne sont pas des Botero ni des Shen Jingdong, à peine plus des Rubens sous LSD… Ce sont des nanas, oui mais lesquelles, pas celle de Trey Songz (auteur de mangas japonais), ni celle d’Émile Zola (romancier français) non, elles sont une et multiples, uniques et différentes, fortes, libres et vaillantes, portant de p’tites têtes en haut de leurs corps, les nanas de Niki de Saint-Phalle.

J’aime ces corps monumentaux, dont j’ai toujours pensé que je pouvais m’y lover. Ils ont de maternel leurs poitrines hautes, droites, et énormes… Ils ont de fondamentalement féminin ces tailles pincées et ces ventres.
DS : Mais Nanas, qui êtes-vous ?
Les nanas : Nous sommes des danseuses, des sortes de patineuses. Nous nous devons d’être grandes parce que les hommes le sont, et qu’il faut que nous le soyons encore davantage qu’eux pour être leurs égales.
SD : Que pensez-vous du mariage ?
Les nanas : le mariage, c’est la mort de l’individu, c’est la mort de l’amour. La mariée, c’est comme un déguisement, le symbole des mariées mortes, c’est une nouvelle vie.
SD : Qui ou quoi représentez-vous ?
Les nanas : Nous sommes une affirmation de la défense des femmes. Nous sommes la représentation de la participation de Niki de Saint Phalle au mouvement féministe du début des années 80. Nos formes sont notre fierté et notre féminité, nos rondeurs accentuées au niveau des fesses et de la poitrine prouvent combien nous sommes attachées à notre destin féminin à sa représentation dans l’art.
Elles en ont dans le citron, sous la pédale, les nanas…
Ces représentations de la femme qui danse et avance, avant l’éclosion des années 68… et du féminisme. Mais qui y a-t-il derrière ces grandes femmes de polystyrène ultra glossy ?
Niki de Saint Phalle, bien entendu.
SD : Niki de Saint Phalle, qui sont ces femmes ? Qu’expriment-elles ?
Niki de Saint Phalle : Contrairement à ce qu’on pourrait croire, si on regarde mes nanas hâtivement, elles ne sont pas que ludiques et militantes, elles ont une dimension bien plus profonde et ancrée en moi ; une dimension originelle, primitive, une inspiration puisée dans l’art tribal, surtout amérindien qui donnent à mes œuvres un caractère de sanctuaire.
Il est bien évident que je n’ai jamais interviewé Niki de Saint Phalle, disparue en 2002 ni moins encore ses nanas, muettes, de toute façon. Mais elles me fascinent tant, les gigantesques poupées ripolinées et leur «  maman », que j’ai rêvé cette discussion, je l’ai fabriquée à partir d’un long entretien accordé à Vogue, et d’une interview de commissaire d’exposition. Comme, décidément, je ne me lasse pas d’elles, j’ai lu, appris, compris ? Ça, je n’en suis pas si certaine, en fait, il me reste des zones d’ombre, comme des taches sombres, dans le travail de Niki de Saint Phalle, que ma raison n’élucide pas.
la révolte à l’œuvre

C’est toute cette époque, en amont des Nanas, appelée Tirs, où Saint Phalle prétend avoir tué la peinture, car elle tirait – réellement – à la carabine des jets de peinture sur des toiles. Comment peut-elle prétendre avoir tué la peinture ? Évidemment, ça peut être une posture purement artistique. Auquel cas, on lui accorde le crédit qui lui revient. C’est l’affirmation de la tête de liste des Nouveaux réalistes et il n’y a rien à ajouter.
Ou bien c’est une affirmation plus intellectualisée, et là, les choses se compliquent. De deux choses l’une. Ou bien elle nous confie qu’après elle il n’y aura plus de peintres, car plus de peinture, assassinée qu’elle aura été par cette Médée. Soit, au contraire, c’est un cri « la peinture est morte, vive la peinture »… J’hésite à me prononcer sur ce qu’elle a voulu nous montrer et dire.
Mais une chose est certaine, les Tirs de Niki de Sain-Phalle me ramènent inlassablement à La Plus belle chanson « du monde de tous les temps ! », comme diraient les enfants. Vous la connaissez forcément :

I was five and he was six
We rode on horses made of sticks
He wore black and I wore white
He would always win the fight

Bang bang, he shot me down
Bang bang, I hit the ground
Bang bang, that awful sound
Bang bang, my baby shot me down

Seasons came and changed the time
When I grew up, I called him mine
He would always laugh and say
"Remember when we used to play?"

Bang bang, I shot you down
Bang bang, you hit the ground
Bang bang, that awful sound
Bang bang, I used to shoot you down I was five and he was six
We rode on horses made of sticks
He wore black and I wore white
He would always win the fight

Bang bang, he shot me down
Bang bang, I hit the ground
Bang bang, that awful sound
Bang bang, my baby shot me down

Seasons came and changed the time
When I grew up, I called him mine
He would always laugh and say
"Remember when we used to play ?"

Bang bang, I shot you down
Bang bang, you hit the ground
Bang bang, that awful sound
Bang bang, I used to shoot you down.

Dolorès, 1968-1995, 550 cm, Résine peinte / grillage, Sprengel Museum, Hanovre,© 2014 Niki Charitable Art Foundation, Donation Niki de Saint Phalle -

Tragique, lancinante, sublime, désespérée… La voilà, la vérité de Niki de Saint Phalle. Sa définition même. C’est certain, on est loin du ludique. Du pudique. Sous une beauté fracassante, une œuvre dérangeante, mais jamais de dérangée !

A lire absolument :
Chez Hazan (éditions)
Niki de Saint Phalle, la révolte à l’œuvre.
Catherine Francblin. 29 euros.

A voir sans tarder :
Niki de Saint Phalle au Grand Palais.
75008 Paris.
Du 17 septembre 2014 au 2 février 2015.

Voir aussi...

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